​Le mardi 27 septembre, le Symposium « 3D Tissue Systems », hébergé par l’Université Paris Cité, s’est tenu à Odéon. Cet événement a réuni une centaine de participants, venus assister aux présentations d’un panel d’experts partageant leurs recherches sur les systèmes tissulaires 3D, qui représentent une révolution pour les études in vitro.

Cette journée a également été l’occasion de tenir l’Assemblée Générale de l’IHM, au cours de laquelle Clémence Granier a annoncé le lancement du DIU de Cytométrie.

Nous avons eu l’honneur d’accueillir Christine Guillard, Directrice du Pôle Recherche et Innovation, ainsi que Matthieu Resche-Rigon, Doyen de la Faculté de Santé, qui ont officiellement ouvert l’événement.

Intervention de la Pr Jennifer Rohn

Bacteria meets host: unravelling the dynamics of urinary tract infection using complex human microtissue models.

La Professeure Jennifer Rohn, de l’University College London, a donné une conférence inaugurale captivante sur l’apport de l’usage de modèles microtissulaires humains pour déchiffrer la dynamique des infections urinaires :
« Bacteria meets host: unravelling the dynamics of urinary tract infection using complex human microtissue models »

Au cours de cette conférence, elle a souligné la forte prévalence des infections urinaires récidivantes, causée par l’incapacité des antibiotiques à éradiquer totalement les bactéries, en particulier E. coli. En effet, ces bactéries envahissent les cellules urothéliales, et forment des réservoirs intracellulaires échapant ainsi aux analyses urinaires et résistant aux traitements classiques. Jennifer Rohn a présenté le modèle innovant 3D UHU (Urine-tolerant Human Urothelial model) qu’elle a développé. Ce dernier reproduit fidèlement l’urothélium humain avec ses trois types cellulaires et une distribution précise des biomarqueurs. Ce modèle ouvre de nombreuses perspectives, allant du test de nouveaux traitements à l’étude du cancer de la vessie et des infections associées aux cathéters. Parmi les avancées prometteuses, des essais avec un nouvel antibiotique capable de pénétrer les cellules infectées, ont montré une efficacité remarquable. Ce modèle représente un outil précieux pour mieux comprendre les mécanismes d’invasion bactérienne, les échecs thérapeutiques et les défis persistants tel que la formation de biofilms et de réservoirs bactériens intracellulaires.

Les autres interventions ont su captiver l’audience tout au long de la journée :

  • Emmanuel Donnadieu, Institut Cochin: Predicting safety and efficacy of engineered T cells using an ex vivo human model.
  • Nicolas Gaudenzio, Infinity: In situ profiling of immune response to injectable drugs using biostabilized natural human skin modules.
  • Sylvain Lefort, Centre de recherché en cancérologie de Lyon : A human bone marrow model to investigate the dynamics and interactions of macrophages
  • Diana Passaro, Institut Cochin: Vascular intergration in 3D models to study the human bone marrow microenvironment in leukemia.
  • Valéria Bisio, IRSL, INSERM U116, Hopital Saint Louis: The mesenchymal stromae cells: a hub for NK immune dysregulation in MDS context.
  • Guillaume Sarrabayrouse, UTCBS, Université Paris Cité: Intestinal mucosal culture : a useful tool for assessing the early dialogue between host and microbiota.
  • Samy Gobaa, Institut Pasteur: Developing 2D model systems.

Programme complet de la journée.

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